Bilan mandat 2014 – 2020 : Enfance et Jeunesse

Fermeture de la MIE et manque cruel d’une vraie politique jeunesse dès le début de Mandat de l’équipe Tardy

La Maison des Initiatives et de l’Emploi, créée à l’initiative de la commune en 1996 a été mise en liquidation judiciaire pour cessation de paiement, alors qu’elle développait des actions en direction des jeunes pour qu’ils puissent accéder à l’emploi. L’absence de recentrage a entraîné des dérives financières aboutissant à la fermeture de cette structure juste après les élections. AIMEylan a interrogé l’exécutif en conseil et en commission pour connaître les raisons de la précipitation et déplorer le manque de négociation avec la Métro qui aurait pu reprendre en partie cette structure. Lors du rapport d’orientation budgétaire de 2016, AIMEylan déplorait déjà un attentisme morose de l’équipe en place en proposant une vision cohérente et durable.


Augmentation des tarifs des services à l’enfance toujours plus importante… et sans aucune équité pour les familles.

Juste après les élections, Jean-Claude Peyrin a fait voter une réforme de la tarification des services communaux, illustrant un projet politique très clair contre les plus démunis. Le prix de la cantine a été doublé pour les plus démunis alors que les plus favorisés n’ont pas subi cette augmentation. AIMEylan a voté contre cette tarification, relevant plus de postures idéologiques que de souci de bonne gestion.
L’année suivante, nous avons voté contre le budget communal primitif, constatant que les tarifs avaient augmenté de 10 à 15%, avec une augmentation des recettes du périscolaire de 30% faite sur le dos des familles.
En 2016, la majorité a proposé d’augmenter les prix de tous les services communaux. AIMEylan a riposté notant l’inflation à 0% et le bénéfice de 4 million d’euros en 2014 et 2015. M. Peyrin a toutefois maintenu l’augmentation, dans le plus grand mépris des familles meylanaises.


Crèches et écoles laissées à la dérive

En 2014, l’exécutif annonçait la suppression de la crèche des Tamiers, proposant de la transformer en 2 logements sociaux… pour un coût de 215 000 euros ! AIMEylan a interrogé en conseil sur la pertinence de cette transformation face à l’arrivée de nouvelles familles dans le secteur, comme sur le montant des travaux.
En février 2015, AIMEylan s’est mobilisé contre une autre attaque de taille : celle de la crèche familiale des Calinous. Structure qui existait depuis plus de 40 ans, employant 9 personnes, elle complétait l’offre de garde d’enfants sur la commune en offrant un parfait compromis entre crèche collective et mode de garde individuel. Pourquoi la supprimer ? Faire quelques économies de bout de chandelles sur le dos des petits et des plus fragiles…sans aucune anticipation de l’accroissement de la demande du fait de la construction des nouveaux logements.
Autres économies sur le dos des enfants de Meylan en 2015 : la réduction de près de 50% du budget des écoles pour les sorties scolaires. Alors que les écoles de Meylan perçoivent déjà 2 à 3 fois moins de budget que celles des municipalités voisines, que les réfections et demandes de matériel tardent à venir, cette coupe vient enterrer la notion de soutien à la réussite éducative, et AIMEylan s’y oppose.


La carte scolaire, exemple clair de mauvais choix pour les familles meylanaises.

En 2015, l’exécutif souhaite simplifier la gestion de la carte scolaire qui comprend un secteur par école. Si nous saluons l’idée de simplification, nous avons déploré que ni les enseignants ni les parents d’élèves n’aient été informés. Nous avons fait une proposition alternative : ne pas mettre dans le même secteur les 2 écoles risquant d’être chargées par les constructions à l’avenir. Proposer un secteur avec Grand Pré/Mi-Plaine pour faire face aux construction sur le site PLM-Schneider, et Béalières/Maupertuis pour les constructions au nord d’Inovallée.
En 2019, l’exécutif nous a proposé de voter encore une nouvelle carte scolaire pour la commune : une seule zone qui permet les inscriptions dans toutes les écoles, avec une règle de premier arrivé-premier servi. Nous avons argumenté en faveur d’une ville humaine où les interactions sont favorisées, où les écoles sont un lieu de rencontre entre enfants, parents du quartier, un lieu de mixité et de lien social. Il nous faut penser l’urbanisme de façon globale pour les habitants et leur qualité de vie et non pas juste comme de belles opérations financières.

Laisser un commentaire