Bilan mandat 2014 – 2020 : Urbanisme

Cet article est un récit à la première personne qui relate une partie des actions réalisées par Antoine JAMMES (conseiller municipal du groupe AIMEylan de 2014 à 2020, et candidat sur la liste de 2020).


J’ai été élu en 2014. Ce fut donc mon premier mandat de conseiller municipal… un mandat qui ne fut pas de tout repos. Je vais dans la suite de cet article vous donner quelques éléments sur mes actions au sein de l’équipe AIMEylan.

Je commencerai par expliquer le rôle de la commune sur des dossiers d’urbanisme et de déplacements, alors qu’il s’agit de deux compétences métropolitaines

Les politiques urbanisme et déplacements sont définies par la Métropole… mais l’élaboration du PDU (Plan de Déplacements Urbains) et du PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal) se construit avec les communes… enfin, celles qui le souhaitent.
Et la mise en œuvre de ces politiques se fait en association étroite entre les élus communaux et ceux de la Métro… Par exemple, sur l’urbanisme, les Permis de Construire restent instruits par la commune et signés par le Maire…
Enfin, les équipements publics (écoles, gymnases, salles de réunion…) restent de compétence communale et la commune doit (ou devrait) entretenir ces équipements et les adapter en fonction de l’évolution des besoins.

 

Mes implications sur le dossier Urbanisme.

Il faut savoir que sur l’aspect urbanisme, la compétence a été transférée en cours de ce mandat, mais jusqu’à fin 2019 c’est le PLU (Plan Local d’Urbanisme) de Mme Tardy et de son équipe qui s’appliquait…

1/ Quelles actions sur les opérations sorties de terre au cours de ce mandat ?

Toutes les constructions qui sont sorties de terre ces dernières années (avenue de Verdun, avenue du Granier, Inovallée…) sont conformes à leur PLU. Les immeubles construits sans aménagement sur l’espace public autour (cheminements piétons, végétalisation, jeux pour enfants…) , c’est la faute à cette équipe. La bétonisation de Meylan, c’est la faute à Mme Tardy et les membres de son exécutif : Mme Hours et MM. Peyrin et Blanc

En tant que conseiller d’opposition, nous n’avons aucune action possible sur les Permis de Construire, car nous ne pouvons les consulter que lorsqu’ils sont approuvés par le maire, comme tout citoyen.

Après avoir consulté de nombreux permis de construire, M.O. Novelli et moi sommes intervenus à différentes reprises pour dénoncer l’absence totale d’aménagements des espaces publics autour de ces nouvelles constructions. Nous n’avons jamais été entendus.

2/ Interventions sur le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI) :

    • Nous avons bataillé au cours de 5 conseils municipaux (2017-2018) pour qu’une Commission Extra-Municipale (CEM) soit enfin créée avec des représentants des habitants pour travailler le plus en amont possible à ce PLUI. Un an perdu pendant le putsch conduit par JP Blanc, pendant lequel la commune était absente de la Métro, puis 6 mois à décider la mise en place de cette CEM n’ont pas permis à celle-ci de bien faire entendre les attentes des meylanais dans ce PLUI…
    • Nous avons donné un avis positif pour le document donnant les grandes orientations de ce PLUI, mais nous nous sommes abstenus sur l’avis que la commune devait rendre sur le PLUI lui-même, l’exécutif n’ayant pas suivi notre amendement demandant la mise en œuvre d’outils réglementaires qui auraient permis de contrôler l’urbanisme sur les quartiers Buclos,Grand Pré, Béalières… 

3/ Équipements communaux (crèches et LCR)

Tout a commencé par le projet de « méga-crèche » présenté au conseil municipal de novembre 2016 : remplacer la crèche des Buclos et les deux crèches des Béalières dans le bâtiment de l’ancienne école des Buclos. Une méga-crèche de 88 enfants en zone inondable… Une centralisation générant une noria de véhicules le matin et le soir dans un secteur déjà en tension pour le stationnement. Un projet financé par la vente du terrain de la crèche des Buclos pour en faire une nouvelle opération immobilière. Nous avons voté contre ce projet.

Un an après, le nouveau maire D. Guiguet annonçait qu’il renonçait à la vente.

L’équipe Blanc s’est mobilisée « en vase cost » pour trouver un emplacement pour remplacer les deux crèches des Béalières. En plein été 2018, ils nous ont présenté un emplacement au coeur du quartier des Béalières…  Moins d’un mois après, nous étions en mesure de présenter des critiques vives sur un tel projet (éloignement pour les familles des Béalières qui amenaient leurs enfants à pied, problèmes de disposition des salles, jardin extérieur très exigu, problèmes de stationnement, cohabitation avec les entreprises…). Rien n’y a fait… Les travaux vont bientôt démarrer…

Sur les LCR, nous nous sommes fait le porte-parole des habitants inquiets de leur devenir. J’ai demandé à plusieurs reprises au maire un état des lieux de ces bâtiments et un plan pluri-annuel de rénovation de ces entretiens. Plus de deux ans après son incendie, le LCR du Petit Bois n’est toujours pas remis en état (alors que les travaux étaient prévus au budget de 2019)… et nous sommes toujours en attente d’un état des lieux et d’un plan pluri-annuel… Le maire semble avoir ces informations car il fait part d’un état désastreux de ces bâtiments dans une interview au Dauphiné Libéré en décembre dernier… conséquence de l’absence d’entretien depuis près de 20 ans… soit la durée des 3 mandats Tardy…

 

 

Prenons maintenant l’exemple des déplacements à travers trois sujets :

1/ Avis sur le PDU

En 2018, nous avons été amenés à donner l’avis de la commune sur le PDU. L’avis préparé par l’exécutif était un document non structuré et incomplet. Il n’avait pas été l’objet de discussions en amont entre élus communaux , et encore moins avec des associations représentatives des habitants…  Cet avis contenait deux propositions que je qualifierai de « loufoques » pour améliorer la desserte de Inovallée : une nouvelle ligne de bus (comme si la ligne C1 ne desservait pas Inovallée) et un transport par câble entre Saint-Martin-le-Vinoux et Meylan via le sommet de la Bastille. J’ai donc proposé neuf amendements pour compléter l’avis proposé et pour remplacer l’avis de l’exécutif par des propositions sérieuses et réalistes. Parmi les amendements : une amélioration de la desserte du Haut-Meylan, une liaison avec le sud de l’agglomération via un nouveau pont sur l’Isère et l’implication de la commune dans les mesures d’accompagnement aux changements de comportement. Ces amendements ont été approuvés malgré un avis défavorable de l’exécutif pour une partie d’entre eux… exécutif mis en minorité !

C’est donc un avis complètement restructuré sur la base des propositions d’AIMEylan qui a été voté.

2/ Transformation de la ligne C1 en BHNS (Bus à Haut Niveau de Service)

Le SMTC a soumis à concertation préalable un projet de transformation de la ligne de bus C1 en BHNS. En septembre 2019, le conseil municipal a donné son avis. Nous avons déposé des amendements à l’avis présenté par l’exécutif. Parmi les points que nous proposions :

    • privilégier clairement un tracé en voirie partagée sur les avenues du Granier et du Vercors afin de préserver la qualité de vie des habitants
    • demander une étude de circulation et de stationnement sur ce secteur, visant à réduire le trafic automobile de transit
    • intégrer dans le projet la ligne 6020 qui dessert le nord de notre commune
    • étudier toutes les solutions, y compris une solution de type tramway, afin de ne pas nous retrouver avec un mode de déplacement saturé dès sa mise en service.

Nos amendements ayant été rejetés par les élus issus de la liste Tardy, nous nous sommes donc abstenus sur l’avis proposé par l’exécutif, le jugeant trop peu volontariste.

3/ Chronovélo Grenoble-Meylan

La réalisation de la Chronovélo est un projet de la Métropole.

    • Suite à une réunion de présentation aux élus communaux organisée par la Métro , j’ai été amené à faire de nombreuses remarques et propositions, avec ma vision de cycliste quotidien.
    • J’ai proposé que les unions de quartiers soient associées : proposition refusée par le maire !
    • A l’issue d’une longue bataille (avec interventions directes auprès des élus de la Métro), j’ai réussi à obtenir que le revêtement soit refait dans son intégralité, ce qui n’était pas prévu dans le projet initial.
    • Pendant la phase de travaux, j’ai également fait des remarques sur la sécurité des piétons et des cyclistes.
    • Plus d’un an après la fin du chantier, des points restent non résolus, comme par exemple les règles de priorités aux carrefours… mais que fait le maire sur ce dossier ?

 

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